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Vous aimez le Stoner , le heavy rock , le heavy psych , le rétro , le desert rock ? Vous devriez trouver ici votre bonheur parmi les quelques centaines de chroniques de groupe et d'album découvertes et partagées depuis 2010.

A+,

jeanmid

samedi 27 août 2016

Monarch



Les premières impressions étaient les bonnes . A l'écoute de l'intégralité de ce premier véritable album des californiens Monarch elles se confirment définitivement .
Première signature pour le label El Paraiso Records en dehors de ses terres européennes habituelles , dont la production est assurée par le local de l'étape , Brian Ellis , et belle réussite .
Côté musique le groupe de San Diego est tombé dans la sauce seventies ; c'est flagrant . Mais la version 2016 n'est pas qu'une pâle copie des originaux : les compositions sont riches de belles mélodies tout en harmonie , de somptueux duels de guitare (à trois ) à la manière de la paire Duane Allman et Dickey Betts . Le quintet américain nous offre un mélange détonnant et étonnant de sonorités heavy blues rock , west coast , southern voire psychédéliques qui font mouche . Pour être précis l'album "Two Isles" succède à un premier EP 4 titres auto-produit et sorti à l'automne 2014 . Deux ans plus tard on a le droit à deux titres supplémentaires et aux précédents complètement réenregistrés pour le nouvel album . Six titres joyeux , ensoleillés ( comme le soleil de Californie ) et inspirés qui donnent envie de sauter en l'air , d'aller caresser les nuages . C'est aussi un album pour les mélomanes qui aiment se faire chatouiller les tympans par des mélodies enjôleuses .
Dès les premières notes de  "Two Isles" on ne peut s'empêcher de penser aux premiers albums des Allman Brothers comme "Idlewild South " ou le fameux "At Filmore East " et à ses sonorités de guitares si singulières qui ont fait la légende de Duane Allman . Il faut croire que l'héritage est intact du côté de la Californie ...On sent clairement une osmose au sein des cinq musicos qui se font plaisir en jouant . Une belle entrée en matière avec ses mélodies enjôleuses et ce chant lumineux couronnés par un chorus savoureux . On s'enfonce un peu plus dans les seventies avec "Hundreds , Thousands , Millions " et ses mélodies qui donnent envie de flâner au vent , rêveur . Un tourbillon de notes de guitares vous emportent .Un titre qui vous caresse dans le sens du poil , en douceur . Un chant plein de couleurs et de chaleur  Une certaine conception de l'indolence revendiquée . "Assent" suit lui aussi ce fil rouge magique de  riffs subtils qui remplissent tout l'espace  couplés à une rythmique syncopée et à des chants qui viennent du cœur . Fermez les yeux et laissez vous habiter par ces chorus magiques . "Dancers of the Sun " nous dévoile quant à lui un magnifique numéro de duettistes à la six cordes qui enchantent cette composition de leurs couleurs mordorées et scintillantes , le chant au diapason complète le tout avec talent . "Sedna's Fervor" enfonce le clou avec une batterie de riffs distordus alliés à une rythmique tonique en guise d'introduction  . Vous vouliez de l'épique  ? Vous serez comblés  à partir de 2'20" avec cette mélopée  symphonique et addictive .  Ils connaissent leur classique et notamment Black Sab nos amis ! Mais nos cinq gaillards nous ont réservé le titre le plus long pour la fin avec " Shady Maiden" . Plus de neuf  minutes qui vont vous bercer et vous ensorceler avec ces belles mélodies , ces longs chorus puissants et lumineux  qui vont sans doute vous donner envie de réécouter "In Memory of Elisabeth Reed " ou " Whipping Post " mais Monarch a aussi de belles cartouches dans sa réserve et on ne peut que saluer le travail et la virtuosité de Nate , Dominic ou Thomas qui nous comblent de joie avec ces chorus plein d'âme  et de plaisir .
Un album à ne manquer sous aucun prétexte ! C'est dit .


Line-up :
  • Nate Burns : guitare
  • Dominic Denholm : chant , guitare
  • Thomas Dibenedetto : guitare
  • Matt Weiss : basse
  • Andrew Ware : batterie
Discographie :


Two Isles (2016)
1. Two Isles
2. Hundreds ,Thousands ,Millions
3. Assent
4. Dancers of the Sun
5. Sedna's Fervor
6. Shady Maiden


















 
 
Monarch EP (2014)
1. Sedna's Favor
2. Hundreds ,Thousands ,Millions
3. Assent
4. Shady Maiden
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A+,
 
jeanmid 

























mercredi 24 août 2016

My Brother The Wind Live Festival Crescendo 2016




Ma station de villégiature cet été étant proche du fameux Festival Crescendo de Saint Palais sur Mer , rendez-vous des fans de rock progressif  annuel , je me décidais de parcourir les quelques 80 km qui m'en séparaient pour rendre une petite visite en territoire progueux d'autant plus que My Brother The Wind jouait en tête d'affiche le soir même . Je découvrais un Festival gratuit - ce n'est pas si courant de nos jours pour le noter -  , très bien organisé , bon enfant et où la convivialité comme  la cool attitude étaient  les mots d'ordre .
Après l'écoute de trois groupes , à la qualité inégale mais ayant tout donné sur scène ,  il était temps de passer aux choses sérieuses vers 22H .
Le groupe suédois My Brother The Wind  , qui passe rarement dans l'hexagone , montait sur scène pour un set de près de 2 heures dont un magnifique rappel . Conquis d'avance via leur superbe discographie studio - dont vous pourrez lire les chroniques ICI -  je ne serai sans doute pas objectif en disant que les quatre musiciens nous ont délivré un concert habité et aérien totalement jouissif . A la manœuvre Nicklas Barker à la guitare rythmique avec sa belle SG  rouge , Mathias Daniella à la guitare solo ( SG marron ), Daniel Fridlund Brandt derrière les  fûts et Samuel Hellberg à la basse .
Les longues compositions instrumentales  du combo scandinave , en partie ou entièrement improvisées , nous ont transporté dans la belle nuit charentaise . La  magie était clairement  au  rendez- vous sur plusieurs  titres où la combinaison des deux guitaristes  associée et à des chorus inspirés de Mathias était à son apogée . Les quatre garçons peu prolixe par la  parole ont magnifiquement délivré leurs messages musicaux et su  nous envouter avec leur mélodies hypnotiques ,
Une belle communion et un beau Festival que je conseille à tous , fans de Prog ou non .







A+ ,

jeanmid


















lundi 1 août 2016

Stoned From The Underground 2016


Mieux vaut tard que jamais voici la chronique du festival Stoned From the Underground :



Ce festival allemand méritait bien un voyage  . Direction Erfurt donc ; charmante bourgade de 200 000 habitants et capitale de la verte et bucolique région de Thuringe située dans l'ancienne Allemagne de l'Est . Trois jours de rock haute tension et sous toutes ses formes , le stoner étant majoritairement représenté .
Un festival situé à côté d'un lac - qui tendait ses bras aux amateurs non frileux de baignades ou aux trop bourrés pour s'en rendre compte . Deux scènes : une petite sous bâche et une grande en plein air  . La foule était au rendez -vous malgré que le 14 juillet soit  non férié chez les teutons .
JOUR 1 :


Honneur à deux groupes d'outre -Rhin : Breit et Church of Mental Enlighment qui démarrent les hostilités en milieu d'après midi et  qui ont  la rude tâche de chauffer un public encore peu nombreux .
Le premier nous offre du gros son heavy doom sous ectasy  avec une chanteuse sous Tranxène . Contraste très (trop? ) saisissant pour stimuler un véritable intérêt, en tout cas en ce qui me concerne .
Le deuxième groupe navigue dans une veine heavy blues 70s punkisant et il a su remuer l'auditoire et faire monter la température sous la tente grâce notamment à un chanteur complètement déjanté .. Belle performance !




Passons aux choses sérieuses avec Stoned Jesus qui étrenne la grande scène ; une scène presque trop grande puisque le trio habituel était réduit à un duo , le bassiste étant absent . Mais le charisme et l'humour d'Igor combinés à  l'énergie communicative de Viktor   derrière les fûts  on largement réussi à faire oublier cette absence . On a bien entendu repris l'hymne,du groupe "I'm the Mountain " en cœur  . Grand moment !t

Place aux grecs de 1000 Mods qui ont fait monter la sauce à grands renforts de riffs ultra fuzzés et de tirs croisés des deux gratteux . La foule rassemblée  ne s'y est pas trompée .Mention particulière au bassiste - chanteur qui n'a pas ménagé son énergie et sa vitalité pour capter l'attention du public . Un groupe à revoir lors d'un set plus long .

Changement de ton avec l'arrivée des canadiens de Dopethrone : place aux sonorités ultra graves , aux riffs lourds de chez lourds et aux chants carnassiers et démoniaques du leader Vince . Un set sans concessions de près d'une heure   qui décrassent les tympans et le reste . Mes boules Quies n'ont sont toujours pas remis ..

Pour terminer cette première journée le festival teuton avait invité un groupe hollandais de speed 'n'roll  qui effectuait sa  dernière tournée : Peter Pan Speedrock  . Après vingt ans d'activité  le trio  batave a su garder toute sa fraicheur et l'une de ses qualités qui ont fait sa réputation : l'énergie positive . Les trois gars n'ont pas hésité à mouiller le maillot dans un set où s'enchainent les titres à 100 à l'heure .

Après ça il était temps d'aller retrouver les bras de Morphée pour un repos bien mérité .





JOUR 2 :

Démarrage en fanfare avec les suisses de Hathors qui attaque la petite scène avec leurs compositions grungy - hardcore -psychédéliques . Un show complétement débridé , belle mise en jambes pour la suite et réchauffer nos corps encore alanguis par le manque de sommeil .

Place à la grande scène avec les suédois de The Order of Israel qui remplaçaient au pied levé Gorilla Monsoon . Malgré 12 heures de voyage dans les pattes le quartet de Göteborg a parfaitement tenu son rang et nous a offert un show bien maitrisé composé de morceaux épiques influencés par les 70s et les Black Sabbath . Manquait peut être la petite flamme d'originalité ..

Leurs compatriotes d'Hypnos  sont ensuite montés sur scène dans un même registre typé seventies mais plus blues rock  Mention particulière au chanteur flûtiste Philip Lindgren pour ses interventions à la Ian Anderson et au soliste qui nous a époustouflé lors de ses magnifiques chorus .





Place au combo espagnol Toundra : un quartet instrumental  basé  à Madrid . Véritable coup de cœur de cette après midi . Superbes titres colorés et ensorceleurs mélangeant post rock et stoner . Combinaisons parfaites entre légèreté des mélodies et puissance des riffs en stéréo des deux guitaristes . On en redemande !





Après une petite pause pour aller discuter avec les deux sympathiques marseillais d'Elvisdead qui proposent de beaux posters dans le genre horror movie - gore  - à  clairement découvrir si vous le ne les connaissez pas encore - il était temps d'aller écouter et voir la prestation des teutons Iron Walrus - étonnant groupe mélangeant sludge et un noise rock corrosif . Menés par un surprenant Aufi , le chanteur et le seul à ne pas être masqué , Même si ce n'est pas trop ma came je dois dire que le groupe a parfaitement assuré et comblé leurs fans venus en nombre .



Avec  un petit changement d'ordre d'apparition  est ensuite survenu Kamchatka  et son guitariste barbu Thomas Andersson . Plus en forme qu'en octobre au Sky High Festival le trio nous a balancé un très bon set heavy bluesy avec des soli moins démonstratifs mais avec plus de groove ce qui a contribué sans trop de mal à remuer un auditoire déjà conquis .Une bonne partie du répertoire a été passé en revue sans oublier les premiers albums - mes préférés . On aurait aimé que le set dure sans doute un peu plus longtemps ...
Les choses sérieuses sont arrivées avec le groupe suédois  Spiritual Beggars qui m'a vraiment surpris et ravi . Baignant dans un heavy metal old roots , claviers à l'appui , les compos des scandinaves ont touché leur cible et le public avec . Un show professionnel avec un chanteur - Ian Gillan sort de ce corps - qui sait jouer avec son auditoire , un guitariste munie d'une six cordes flamboyante et qui sait aussi balancer de super soli quand il le faut . Une équipe de choc allié à des compos en béton . Bravo les gars !
 




Pour clôturer en beauté cette folle journée quoi de mieux qu'un peut de desert rock ? Et qui de mieux pour le personnifier ? Mister Brant Bjork bien sûr ! Une grosse heure de groove , de fuzz qui réchauffent les oreilles et le corps avec un Brant Bjork qui garde la cool attitude . Un vétéran de la scène desert - stoner il a joué le jeu sans trop en faire . On a eu le droit à quelques nouveaux titres de son prochain album qui sort à la rentrée mais aussi des plus anciens comme "Hydraulicks" de Che. J'adore ! Après un rappel il était de rejoindre ses pénates .






JOUR 3 :
Les têtes ayant (beaucoup ) pliées mais n'ayant pas encore cédées il restait encore suffisamment d’anergie pour attaquer le troisième jour .
L'heure de démarrage  des concerts  du jour - 13H - incompatible avec la fatigue accumulée et les litres de bière ingurgités - ne m'a pas permis de voir le groupe autrichien  Pastor sur scène . Je démarrai donc avec les allemands de Dampfmaschine qui ont balancé leur set de rock punkisant sans fioriture pendant plus d'une demi heure . J'ai préféré aller glaner quelques tee shirt et laisser leur chanteur fou finir de pousser ses vocalises au rupteur tout seul .




Véritable début des hostilités pour moi avec le groupe Heat . Les berlinois nous ont proposé un set honnête de heavy - hard rock 70s . Même si leurs compostions ne réinventent pas la roue ils ont su transmettre leurs bonnes vibrations dans le public encore clairsemé de ce début d'après-midi . 


Les allemands étant encore à l'honneur depuis le début de ce festival - ce qui est un peu normal - nous avons vu débarquer les Travelin Jack  : réunis derrière leur chanteuse guitariste Spaceface les musiciens ont délivré un show haut en couleur - comme leurs habits de scène -  sauce glam rock survitaminé . Le groupe nous a notamment offert une belle reprise de Bowie en final . Une belle prestation surprise . 


On avait pas encore eu notre dose de doom aujourd'hui . 
Witchsorrow s'est fait un malin plaisir d'y remédier . Le trio grand breton a pris d'assaut la scène à grand renfort de riffs lourds et graves et de paroles maléfiques . Mais le groupe , un peu trop statique sans doute , n'a pas su déclencher l’enthousiasme du public . Dommage.


Ce fut carrément le contraire avec l'arrivée des danois de Causa Sui sur scène . Pour ma part j'étais impatient de les découvrir pour la première fois en concert . Je n'ai pas été déçu .  Ils nous ont offert en version live une belle compilation de leurs meilleurs titres , récents ou plus anciens  pour notre plus grand bonheur . Un show sans fioriture mais où l'émotion était palpable . Les mélodies envoûtantes de Jonas Munk alliées aux nappes  de claviers de Rasmus Rasmussen et à une section rythmique dynamique  a totalement comblée de joie  une foule surexcitée . Encore une fois on aurait été plus de temps pour continuer de savourer les délices musicaux des danois . 


Autre belle surprise du samedi : le groupe suédois - eh oui encore un - Suma . Le trio - supporté par un quatrième larron aux machines et effets - nous a présenté une prestation magistrale . De longs  morceaux épiques , des sons monstrueux qui absorbent tout l’espace , des  sonorités stratosphériques qui vous donnent des frissons dans le dos . Mais le plus remarquable de la bande est sans doute le batteur , Erik , qui m'a frappé ( c'est le cas de le dire ) par son énergie et sa puissance comme son visage qui respirait littéralement la musique . Un grand moment . 



Une belle claque nous attendait : celle donnée par les hollandais de Gomer Pyle . Un style tout en touché , en émotion .  Comme celle partagée par le public en transe lorsque les premières notes de "Detrimental " ou d'"Albino Rattlesnake " ont résonné . Leur heavy rock mâtiné de psych et de krautrock combiné à une rythmique syncopée a fait l'unanimité dans la foule rassemblée autour de ces quatre musicos habités par le bonheur de jouer. On a pris notre pied . Merci les gars !

Pour finir un groupe américain , un des rares présents sur le festival non étiqueté Stoner mais plutôt alternative rock . Le groupe Mother Tongue qui existe depuis les années 90 a su garder une fraicheur et une authenticité qui est manifeste en live . Ils continuent à écumer les scènes notamment en Allemagne . Les compositions mélangent plusieurs styles , du rock , de la fusion au funk  avec un GROOVE gros comme ça ; une sorte de Red Hot Chili Pepper période Mother's Milk  . Le groupe a réussi à déchainer la foule endiablée avec son set débridé et énergique . Agréable surprise pour cet fin de festival . 

Il est temps d'aller regagner mon hôtel afin de pouvoir affronter les 900 km du lendemain . Super festival , super organisation . Merci Stoned From The Underground . A l'année prochaine j'espère !

A+,

jeanmid


























vendredi 17 juin 2016

Hjortene Split LP



Les danois Hjortene remettent le couvert cette année avec un Split LP partagé avec leurs compatriotes President Fetch. Cinq titres seulement mais toute la puissance de feu concentré dans ces quelques compositions . Le power trio a sorti l'artillerie lourde et les riffs en béton armé comme sur ce " Mand I  Sort " sur lequel les deux guitares s'en donnent à cœur joie , laminant gaiement nos tympans de ces notes graves et fuzzées . Encadrée par ces deux rouleaux compresseurs soniques auxquels se rajoute une batterie toute en percussion le chant trippé contraste à merveille avec l'ambiance électrique de l'ensemble . "Cayman Islands " ne lâche rien et nous rappelle le bon vieux temps où QOTSA faisait encore dans le stoner et non dans la pop commerciale . Des riffs fougueux qui vous rentrent dans le crâne à la première écoute mis en relief encore une fois par un tempo rageur et dévastateur . "Tantrum Sex " et sa rythmique survoltée portant ces riffs dégoulinants de fuzz haute densité . C'est concis et ça déménage à 100 à l'heure .  C'est intense et énergique . Le power trio conserve tout son jus et sa puissance  sur "Bad Moon " : du fuzz à profusion , une rythmique pesante , des guitares en fusion et un chant enragé avant de terminer sur un court  instrumental " Tantra", qui appelle une suite  . On l'attend avec impatience .
A écouter sur leur page BANDCAMP




Hjortene - President Fetch Split LP (2016)
1. Mand I Sort
2. Cayman Islands
3. Tantrum Sex
4. Bad Moon
5. Tantra (to be continued )


















A+,

jeanmid


vendredi 20 mai 2016

Kikagaku Moyo



Il était temps pour moi de revenir quelques instants sur cet excellent groupe japonais , Kikagaku Moyo . Difficile de coller une étiquette précise à ce collectif nippon  ( et mauvais , je sais ...) regroupant cinq musiciens talentueux . Le combo , formé en 2012  à Tokyo , mélange en effet le heavy psychédélique , le kraut , les influences orientales communiqué par  la cithare  et  le heavy rock des 70s pour un superbe cocktail musical inspiré . Prenez leur dernier album paru il y a quelques jours via le label Guruguru Brain : il présente neuf titres aussi variés qu'addictif . Comme ce " Green Sugar " avec cette ligne de basse omniprésente au groove incroyable auquel se rajoutent de savoureuses touches de guitares tout  en vibrations et un chant enchanteur qu'enrobe de subtiles notes de percussions . Le quintet est également doué dans l'élaboration de mélodies qui vous rentrent dans le crâne instantanément . Prenez "Kogarashi " où les notes semblent flotter autour de vous comme une vague de zénitude qui vous emporte . Ou ce "Old Snow , Wild Sun" sur lequel brille les notes aériennes de la guitare acoustique  - qui rappelle Led Zep de la grande époque - avec ce chant chorale vaporeux . Magnifique . J'évoquais la qualité des mélodies : écoutez " Melted Crystal " et fermez les yeux . Les notes  cosmiques lancinantes ne sont que douceur et pureté comme ce crystal en fusion : un pas vers la sérénité . "Dune " que l'on avait découvert live lors du Dunajam 2015 est ici en version raccourcie . Superbes mélodies multicolores soutenues par cette ligne de basse en fusion . Du grand art ! "Silver Owl " et ses 10 minutes d'ambiances psychédéliques desquelles surgit les notes charismatiques de la cithare . A nouveau cette voix venue de l'au - delà , légère et majestueuse . On se laisse bercer avec plaisir ."Trad " est un nouveau voyage magique mêlant passages folk et psychédéliques . De généreux chorus de guitares éthérés s'entrecroisent harmonieusement ; la section rythmique accélère le tempo dans la deuxième partie pour lancer  de superbes soli distordus et déchainés . L'album se termine sur  " Cardigan Song" , combinant une mélopée acoustique et une douce mélodie harmonique à la guitare électrique . Zen attitude garantie .
Un album plus que recommandable .
Profitez-en pour découvrir le reste de la discographie du groupe , du même acabit .
Le groupe devrait être présent sur quelques dates hexagonales en juin (Montpellier , Paris ) ; ne les loupez pas .
Page FB
BANDCAMP



Line-up :


  • Tomo Katsurada : chant, guitare
  • Daoud Popal : guitare
  • Ryu Kurosawa  :orgue , cithare
  • Kotsu Guy : basse
  • Go Kurosawa : batterie, choeurs





Discographie Principale :



House in the Tall Grass (2016)
1. Green Sugar
2. Kogarashi
3. Old Snow , White Sun
4. Melted Crystal
5. Dune
6. Silver Owl
7. Fata Morgana
8. Trad
9. Cardigan Song











Forest Of Lost Children EP (2014)
1. Semicircle
2. Kodama
3. Smoke And Mirrors
4. Streets of Calcutta
5. Hem
6. White Moon











Mammatus Clouds (2014)
1. Pond (live)
2. Never Know
3. There Is No Other Place
















Kikagaku Moyo EP (2013)
1. Can You Imagine Nothing ?
2. Zo No Senaka
3. Tree Smoke
4. Lazy Stoned Monk
5. Dawn

















A+,

jeanmid




samedi 30 avril 2016

Domadora - L'interview


INTERVIEW AVEC : DOMADORA

Le trio français a sorti il y a quelques jours son nouvel LP "The Violent Mystical Sukuma " ( chroniqué ICI ) et vient de terminer une tournée française en compagnie des ricains d'Ecstatic Vision .
Guillaume ,  William et Alex ont  eu la gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions .
Crédit photos : Domadora et Patrick Baleydier ( j'espère n'avoir oublié personne )  .



StonerandMore : Pouvez- vous nous résumer les éléments marquants du groupe depuis la sortie de votre 1er LP " Tibetan Monk "?

William :
Des concerts très agréables avec des rencontres très agréables comme Earthless au Ferrailleur à Nantes ou Yawning man et fatso jetson au Glazart à Paris. Une tournée avec Steak et Crystal head très sympas ces anglais! Jammer dans la forêt au milieu de la nature ou en pleine nuit au pied des volcans d’Auvergne aux Volcano sessions. D'ailleurs en 2016, on va remettre ça dans des lieux encore plus insolites.
Un enregistrement de plusieurs jours à l'auditorium du Louvre dans des conditions extraordinaires. Et des rencontres très intéressantes Puis aussi des déceptions. La vie quoi..




StonerandMore
Pouvez- nous parler ce cette nouvelle galette ? 

William :
Nous sommes très fiers de cet album. Non pas seulement parce qu'il est le produit de notre travail, mais surtout parce que l'on estime qu'il est très riche en nuances, en émotions, en couleurs et en spiritualité. La performance technique n'a aucune importance une fois que l'on atteint un certain niveau. La technique doit être une base acquise et solide sur laquelle on marche. Ce qui est important c'est ce que l'on construit au-dessus de cette base, la signification de ce que l'on fait. Nous on croit à fond à l'aspect spirituel et magique de la musique. La musique exprime des choses, permet de voyager dans son esprit, permet de se déconnecter d'une réalité râpeuse, anxiogène et désagréable. On a choisi l'électricité et ce format de musique pour exprimer nos tentatives d'élévation spirituelle, une recherche d’hyper conscience. On y croit à fond. On ne fait surtout pas de la musique dans un but de frime et de posture artificielle ou pour imiter de près ou de loin et névrotiquement des idoles lointaines. On est fier de notre album car on pense que celle ou celui qui se posera et qui s'autorisera à écouter ce disque dans une contexte apaisé du début jusqu'à la fin, même comme un film qu'il regarde (ça doit être finalement la même démarche..) voyagera forcément dans sa tête, et ouvrira sans doute quelques portes. C'est un album destiné à ceux qui ne se mentent pas à eux-mêmes. "Sukuma" signifie "élévation" - La démarche vers une élévation est forcément violente et mystique. Prenez le temps d'expérimenter ça et vous comprendrez. Pour nous ces sons ne devraient pas servir à autre chose.
J'ajoute que l'on a choisi un artwork représentant une peinture de la série des grandes têtes du peintre René Pradez (1933 -2013). Ce visage est selon nous totalement en phase avec la musique de ce disque - Écouter la musique en fixant cette peinture procure une sensation de dialogue avec une énergie, une sorte de convergence de fluides énergétiques. Il faut donner une chance à ces sensations.


StonerandMore
Qu'est - ce que vous écoutez Alex, Guillaume et William sur votre pick up ou votre smartphone en ce moment ?

William :
J'écoute Domadora ; les futurs morceaux .
Alex
En ce moment j'écoute Amon Düül II et Led Zep, j'aime bien mater des lives du DunaJam sur le net aussi - ça a l'air bien cool ce truc .
Guillaume :
Pas grand-chose, je traîne sur le net, parfois, à écouter des ragas indiens, des chants mongols ou tibétains, ou Joy Division.

StonerandMore :
Question matos : guitares, effets, ... quelle est la panoplie utilisée en studio, en live ?

William :
Matos simple sans rentrer dans le détail - wah - disto - delay - et une petite B9 que l'on entend sur Jack Tripping. guitare Strat et Lespaul.
Alex :
Je suis pas endorsé alors on s'en fou héhé
Guillaume :
Toujours le même set up, ma Gibson Grabber avec un bass big muff et un peu de phaser comme sur Indian depression ou de l'octaver sur Jack Tripping et Rocking crash hero .


StonerandMore :
Un mot sur la scène heavy rock, stoner française, européenne que vous côtoyez.

William :
Il y a en France des perles de groupes que les orga françaises devraient plus développer au lieu de trop encenser et admirer les américains. (Même chose pour le public..)
Guillaume :
Y a tout le talent qui faut en France...

StonerandMore :
Les projets, les envies, pour 2016 ?

William :
Enregistrer des nouveaux morceaux, jouer dans des lieux improbables, trouver le schéma idéal pour continuer à développer le concept Domadora avec notre approche différente de la production musicale - rester en phase avec nous-même.
Alex :
Faire pleins de concerts pour montrer la puissance de la Domadora
Guillaume :
Jouez dans des fréquences tellement basses, qu'on ne m'entendra peut être plus, mais on me sentira...


StonerandMore :
Merci à tous les trois et longue vie à Domadora !






A+,

jeanmid

jeudi 21 avril 2016

Brutus



C'est avec un grand plaisir que je cède la place à l'ami Jo Riou qui nous propose aujourd'hui la  chronique du nouvel album du groupe scandinave Brutus ,  passé jusqu'alors malencontreusement à travers les mailles du filet du Blog .



Écouter un album de Brutus c'est toujours comme ouvrir une capsule temporelle qui serait remplie de vieux vinyles heavy rock des 70's. Et ce 3ème opus du groupe norvégo -suédois ne déroge pas à cette règle. Enregistré live en 4 jours, Brutus à pour but de vous faire voyager dans le temps mais de la façon la plus sincère et honnête qu'il soit. 
Pas de chichis ici, le son est pur, bien produit pour retranscrire toute cette énergie du live. Le groupe se fait plaisir et on retrouve toutes les références qu'on peut bien vouloir y trouver.
 Des riffs et une voix très Sabbathienne qui se font la passe pour plus d'impact et ça dès le départ sur « Wandering Blind » ou l'excellent « Creepin ». Structure que l'on retrouvera tout le long de l'album mais soigneusement mutée pour que l'on ne s'ennuie jamais. Comme par exemple des compos laissant la place à des plages plus posées et des sons plus bluesy comme sur « Whirlwind of Madness », « My Lonely Room » ou « Living in Daze ». Parfois d'autres morceaux plus mélancoliques,  qui font forcément penser à Graveyard, comme « Downing » ou « Axe Man ». Puis il y a cet enchainement « The killer » / « Blind Village » où l'esprit du Sabbath se fait encore plus sentir que jamais, mais qui explose ensuite comme si vous rouliez à tombeau ouvert sur une route , sortiez d'un tunnel mal éclairé pour vous retrouver en plein soleil,  cheveux au vent dans un désert entouré de cactus et de formations rocheuses, avec Tony Iommi et Steppenwolf en train de faire un bœuf sur les sièges arrière! 
Et c'est ça ce 3e album de Brutus, un plaisir coupable, mais un plaisir indéniable. On ne viendra pas écouter ce groupe pour son originalité, mais pour son énergie, son efficacité et ça sincérité. Que ce soit de la pochette, jusqu'aux intentions du groupe rien n'est surfait, rien ne ment, on est en mode voyage dans le temps et on adore ça !!!


Wandering Blind sort en Europe le 20 mai prochain et le premier single du groupe « Drowning » est dors et déjà disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et en 45 tours chez Svartrecords.com

Site Web 


Line-up :
  • Jokke Stenby  : chant              
  • Johan Forsberg : guitare
  • Kim Molander : guitare
  • Knut-Ole Mathisen : batterie
  • Christian Hellqvist  : basse







Discographie principale :



Wandering Blind (2016)
1. Wandering Bling
2. Drowning
3. Axe Man
4. Whirlwind of Madness
5. The Killer
6. Blind Village
7. Creepin
8. My Lonely Room
9.  Living In a Daze









Behind the Mountains (2013)
1. The Witches Remains
2. Personal Riot
3. Big Fat Boogie
4. Blue Pills
5. Square Headed Dog
6. Mystery Machine
7. Crystal Parrot
8. Reflections
9. Can't Help Wondering Why








Brutus (2010)
1. Hypnotized
2. Solution
3. Feel Free
4. Golden Town
5. Spirit of Time
6. Swedish Lady
7. Hey Mama
8. Swamp City Blues














A+

jeanmid