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jeanmid

samedi 29 août 2015

Sweat Lodge




Bien entendu à la première écoute de Sweat Lodge on pense immanquablement à Black Sabbath avec des titres comme "Tramplifier " , "Heavy Head " ou "Boogie Bride "  mais c'est incontestablement la voix de Cody Lee qui jette le trouble tant elle rappelle le  Ozzy des années 70 . Mais le groupe texan basé à Austin et formé en 2011 a bien d'autres munitions dans son sac et sait aussi nous proposer des compositions originales et puissantes qui leur ont permis d'être signé sur le label Ripple Music pour leur premier LP "Talismana " . Regroupant des titres déjà présents sur des précédents EP ainsi que de nouveaux morceaux  cet album vaut vraiment le détour . Outre la voix captivante et puissante de Cody Lee , la combinaison d'un guitariste aux riffs acérés  supporté par une section rythmique affutée . En neuf titres le groupe ricain marque sans conteste de sa pierre heavy rock l'année 2015 . Comment en effet ne pas être contaminé par des titres concis et incisifs comme "Tramplifier " qui donne instantanément une envie irrésistible de secouer la tête en cadence grâce à ces riffs carnassiers et son tempo infernal . "Phoenix Ascent " et son riff ensorceleur répété à l'envie du début suivi d'une mélodie épique prétexte aux envolées lyriques de Cody à la fois puissantes et aériennes ..Avec le titre "Talismana " c'est la garantie de riffs explosifs , d'une rythmique survoltée  , d'un chant incandescent et qui prend aux tripes et d'un vibrant solo aux sonorités vintage . Dans un style typiquement sabbathien "Heavy Head " conjuguant  riffs graves et hyper fuzzés , une section rythmique qui martèle habilement le tempo complété par la voix de Cody dont les intonations à la Ozzy marquent les esprits . Mes deux morceaux préférés de cet album sont incontestablement " Boogie Bride " et " Banshee Call " que j'avais déjà repérés sur Reverbnation . Pour le superbe riff récurrent et l'intensité du premier . Pour  l'atmosphère et l'émotion qu'il dégage pour le deuxième . "Boogie Bride " c'est aussi cette rythmique entrainante , ce groove et cette voix envoutante et charismatique . "Banshee Call " après  une délicieuse intro aérienne , c'est une rythmique lourde et carrée qui met en relief les vocaux robustes et mélodieux   ; c'est un final endiablé qui nous gratifie d'un chorus à la wah wah  diablement efficace . En résumé un album plutôt réussi .

Liens utiles : 
  • Page FB
  • Talismania en écoute intégrale ICI



Line-up :

  • Cody : chant  
  • Austin : basse
  • Dustin : guitare
  • Caleb : batterie 










Discographie :




Talismana (2015)
1. Tramplifier
2. Bed Of Ashes
3. Slow Burn
4. Phoenix Ascent
5. Talismana
6. Black Horizon
7. Boogie Bride
8. Heavy Head
9. Banshee Call










 Sweet Lodge Tape EP (2013)
1. Tramplifier
2. Boogie Ride
3. Heavy Head
4. Banshee Call














Sweat Lodge 7" EP (2012)
1. Sonic Sunlight
2. Slow Burn
3. Chest Pane
4. Tokens For Hell













 
A+,

jeanmid

dimanche 23 août 2015

Hair Of The Dog



Hair Of The Dog est un groupe écossais basé à Edimbourg  qui n'a que quelques années d'existence mais dont les trois musiciens jouent ensemble depuis une dizaine d'années . Fans des groupes des annnées 70  comme Led Zeppelin ou Black Sabbath  le trio perpétue cette tradition à travers un Heavy Rock teigneux et énergique . Après un  solide premier album l'année dernière les écossais reviennent cet été avec un nouvel opus " The Siren's Song"  ( dotée d'une superbe pochette ) qui nous propose dix titres de haute volée . Mélange entre influences NOWBHM , heavy blues et stoner le groupe dispose de belles armes : un sens de la mélodie inné et des riffs qui font la mouche à la première écoute sans oublier 'un chanteur au  magnifique timbre qui n'est pas sans rappeller  Peter Green.
Après un très belle introduction instrumentale "Into the Storm"  le ton est donné avec " You Soft Spoken Thing" où le groupe démontre son habileté tant sur le plan instrumental que vocal : des riffs intenses et incandescents inondent l'espace et la voix d'Adam Holt chaude et énergique complète le tout . "Don't Know My Name "  surfe entre riffs acérés répétés à l'envie ,  passages au tempo plus lent et bluesy où le chant d'Adam resplendit à nouveau . " The Spell" c'est d'abord un chorus magique - qui me rapelle Ted Nugent à la grande époque -   qui vous prend aux tripes puis une rythmique infernal complété par un court et efficace solo . Parmi les six  autres morceaux qui constituent cet album je vous conseille le magnifique " My Only Home"  et ses  riffs  majestueux et émouvants comme le chant d'Adam . A noter le superbe travail réalisé par la section rytmique qui donne tout ce relief et cette intensité à cette composition . Le final de cet LP est constitué par les deux parties de "The  Siren's Song" ; la première entiérement instrumentale , aux chorus aériens et vaporeux tout en volupté , la deuxième  dynamique et intense dans une veine NWOBHM à la Priest avec une batterie survoltée et des  riffs tonitruants .
Bravo le gars pour cet excellent album  on en redemande !
Page FB ICI
Page BC LA

Line-up :


  • Adam Holt : chant , guitare 
  • John Holt : batterie
  • Lain Thomson : basse












The Siren's Song (2015)
1. Into the Storm
2. You Soft Spoken Thing
3. Don't Know My Name
4. The Spell
5. Weary Bones
6. Gypsy Eyes
7. My Only Home
8. Wage With the Devil
9. The Siren's Song Part 1
10. The Siren's Song Part 2








A+ ,

jeanmid


samedi 18 juillet 2015

Datura4



Datura4 est un combo qui nous vient d'Australie occidentale plus précisément de Fremantle . Les quatre musiciens qui composent le groupe sont pour la plupart des vétérans de la scène australienne qui l'ont arpentée en long , en large et en travers avec The Stems ou  You Am I  avant de fonder Datura4. Le groupe s'est construit autour de Dom Mariani au chant et guitare et Greg Hitchcock à la guitare .Ils ont été rejoints par Warren Hall à la batterie et Stu Loasby à la basse . La musique du quatuor combine du Heavy Rock trés influencé par les 70s , du blues , une bonne dose de boogie rock et un zeste de psychédélique . Alive Natural Sound sort ce mois - ci leur premier manifeste vraiment réjouissant . Dix titres à la fois variés et originaux avec quelques belles pépites à l'intérieur . Je vous livre ci-après mes  morceaux préférés . Si vous êtes fan de riffs qui rentrent dans le crâne instantanément je vous conseille "Demon Blues ' . Des riffs bluesy lourds et intenses  lancinants encadrés par un tempo tout en pesanteur  auxquels vous rajoutez de savoureux chorus .Un régal ! "Another Planet " nous présente une facette plus psychédélique du combo australien . Un hommage aux sonorités des années 60  , légèrement fuzzées  avec de délicates  mélodies pour couronner le tout .  "Journey Home " et ses mélodies entêtantes et venimeuses qui vous donneront envie de bouger la tête en cadence . Un chant bien rafraichissant qui colle parfaitement à la rythmique et ces petits soli bouillonnants et sacrément efficaces . Un grand moment ! Joli instrumental que cet "Hoonsville "  où les deux guitaristes s'en donnent à coeur joie . Les chorus bluesy totalement débridés s'enchainent pour notre plus grand plaisir . Billy Gibbons et ses soli endiablés n'est pas loin ..Un des meilleurs titres  est sans doute " Killjoy"  aux sulfureux riffs lourds et récurrents .Le chant est excellent et rehaussé par une section rythmique massive ."Love to Burn" qui clôture l'album avec ses chorus heavy blues et une basse bien groovy . Un chant coloré qui fait mouche et un final tout en douceur magnifié par ses superbes duels de guitare .On en redemande !
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A écouter ICI


Line-up :


  • Dom Mariani : chant , guitare           
  • Greg Hitchcock : guitare , chant
  • Warren Hall : batterie
  • Stu Loasby : basse








Demon Blues (2015)
1. Out With the Tide
2. You Ain't No Friend of Mine
3. Another Planet
4. Journey Home
5. Hoonsville
6. Demon Blues
7. Pissin' Up the Wall
8. Killjoy
9. Gravedigger Man
10. Love to Burn









A+,

jeanmid

samedi 4 juillet 2015

The Machine - Offblast !



Le trio néerlandais revient cette année avec un nouvel opus intitulé "Offblast ! " . Six  titres pour près de 50 minutes de musique  . Je vous rassure tout de suite : une fois embarqué pour  ce voyage sidéral on ne voit pas le temps passer .Toujours sur le label allemand Elektrohasch qui sortira une version CD puis un vinyl . Fidèles à leurs précédents albums les trois gars basés à Rotterdam nous délivrent ici une sacrée dose de Heavy Rock fuzzy, psychédélique et aérien avec en prime des titres qui démontrent que le groupe à su évoluer au cours de ces quelques années écoulées depuis " Calmer Than You Are " . De belles trouvailles sur le son , les effets, une production hors pair  et surtout trois musiciens en parfaite harmonie sont les ingrédients principaux d'un  disque réussi qui nous réserve quelques grands moments comme ce "Chrysalis " un superbe jam de plus de 12 minutes qui démarre pied au plancher soutenu par une rythmique d'enfer et un chorus complètement  débridé de David Eering . La deuxième partie du morceau se veut plus lourde avec des riffs  hypnotiques et d'une intensité rare secondés par Hans Van Heemst à la basse qui martèle de manière insensée son instrument . "Dry End " est le seul morceau court de l'album . Titre très typé Kyuss avec ce déluge de fuzz et nous gratifiant du chant corrosif de David derrière le micro . "Coda Sun" sonne plutôt Queen of the Stone Age avec cette voix trafiquée et tremblante , ses riffs bruts et ses couches de magnifiques chorus mélodiques répétés à l'envie .Très beau travail de Davy Boogard à la  batterie qui frappe comme un dément ses fûts pendant plus de cinq minutes ."Gamma " continue là où "Coda Sun " s'est arrêté : une première partie chantée aux riffs incisifs et à la rythmique débordante d'énergie suivie par une seconde partie plus aérienne avec une rythmique stakhanoviste - le jeu implacable de Hans est un must  -  qui laisse David nous délivrer de jolies volutes de guitare planantes dont The Machine ou  Sungrazer( maintenant Cigale ) ont le secret . Construction quasi identique avec "Off Course " qui mérite le détour  notamment pour  ces chorus échevelés joués en parallèle . Époustouflant ! Mais pour moi "Come to Light " qui termine cette galette est sans doute la pièce maitresse . Des ambiances sonores magiques totalement lumineuses aux jeux des trois musiciens en totale osmose en passant par ce véritable mur du son où les riffs déboulent  de toute part et nous submergent intégralement ; une véritable féérie sonique !





Offblast ! (2015)
1. Chrysalis (J.A.M.)
2. Dry End
3. Coda Sun
4. Gamma
5. Off Course
6. Come to Light












Liens utiles : page Web
Album à écouter ICI 






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jeanmid

lundi 22 juin 2015

Sun Blood Stories



Merci tout d'abord à JJ d'avoir mis en ligne le dernier album de ce groupe inconnu de moi jusqu'alors.
Sun Blood Stories est un groupe américain basé à Boise dans l'Idaho fondé par Amber Pollard et Ben  Kirby  et dont les premiers enregistrements datent de 2011 .  Difficile de classer ce groupe dans une catégorie bien précise tant son intérêt même réside dans la variété des sonorités et des genres musicaux qu'ils soient issus du heavy rock psychédélique , desert blues rock , post rock ou ambiant. "Twilight  Midnight Morning " est leur deuxième LP ( sortie officielle le 23 juin ) et je dois dire qu'il tourne en boucle depuis quelques jours dans mes oreilles . A noter sur ce nouvel opus l'arrivée de trois nouveaux membres Nik , Jon et Judah qui ne sont pas étrangers à l'évolution de style et de sons  depuis leur dernier LP " The Electric Years "  sorti en  2013 . Cet album , magistralement produit , qui recèle dix  titres pour plus  de 50 minutes est un manifeste de finesse et de créativité ;  un véritable voyage dans le temps - du crépuscule au matin - à la recherche de sensations oubliées . Le ton est donné avec "Palace Mountain Mirage " superbe instrumental où l'on découvre le superbe travail à la slide d' Amber agrémenté d'effets psychédéliques bien trippant . Les parties de slide sont encore admirables sur  "West the Sun " dont les riffs  aériens se marient parfaitement aux vocaux chorales si délicatement distillés par le duo Amber et Ben et par le tempo lancinant qui  vous prend au ventre insidieusement . Comme une impression de flottement vous étreint soudainement à l'écoute de " Found Reasons Found Out " face à ces chants si envoutants et éthérés  , à cette  douceur des mélodies relevées par le son de la flûte et à cette lenteur de la rythmique . Mais le  sursaut salvateur  arrive avec " Witch Wind " : une basse bien groovy omniprésente, un chant enjôleur et de multiples couches  de guitares hypnotiques . Magnifique . Après le petit intermède aux sonorités évanescentes " Polyclinic Aromatic Hydrocarbons in Space " et on repart dans l'univers sensoriel du quintet avec "Night Tremor" : place aux rêves et ses sonorités qui cheminent dans notre inconscient ; ces riffs et ces effets de guitare venus de nulle part , cette basse si légère et à la fois si présente et cette voix incandescente  . En véritable explorateurs des sons le quintet nous propose maintenant " Time Like Smoke " : le sommeil est plus agité et peuplé d'anciens cauchemars qui se mêlent à nos souvenirs d'enfance . Le corps est léger comme l'air telles  ces mélodies venues du fin fonds de la galaxie et ces murmures incompréhensibles qui flattent notre cerveau toujours à l'éveil durant ce cycle de sommeil paradoxal . La lune éclaire le paysage de sa faible lueur sur  " Moon Song : Waxing " et soudain une lumière multicolore apparait .De multiples scintillement viennent troubler ces yeux encore embués .Les nappes de guitare slidées répondent au subtil chant qui illumine l'espace  de "Misery Is Nebulous " ; la rythmique toute en percussions est savamment  dosée , avant une accélération crescendo . "Moon Song : Waning " clôture cet excellent LP de manière  mi acoustique mi psychédélique .
Pour moi sans doute l'une des meilleures réalisations de 2015  que je vous conseille vivement de découvrir au plus tôt !
Liens utiles : Site WEB 
Page Bandcamp

 
Line-up :
  • Ben Kirby : guitares , effets    
  • Amber Pollard : guitare , chant
  • Judah Claffey : chant , violon
  • Jon Fust : batterie
  • Nik Kosotik : basse                
Discographie (LP ):



Twilight Midnight Morning (2015)
1. Palace Mountain Mirage
2. West the Sun
3. Found Reasons Found Out
4. Witch Wind
5. Polyclinic Aromatic Hydrocarbons in Space
6. Night Tremor
7. Time Like Smoke
8. Moon Song : Waxing
9. Misery Is Nebulous
10. Moon Song : Waning








The Electric Years (2013)
1. Time Joint
2. The Desert
3. Graveyard Counterpoint
4. Only Pray
5. Burn It Down
6. Theme From Barfly
7. Towers in the Sky










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jeanmid

dimanche 7 juin 2015

Cosmic Wheels



Je tenais à saluer ici la réédition via Heavy Psych Sounds de cet album éponyme réalisé par ce groupe US éphémère : Cosmic Wheels . Sous la houlette des deux frangins Paul ( ex Radio Moscow ) et Vincent Marrone ce projet tout aussi fugutif a engendré cette superbe démo  enregistrée en 2007 . Une production brute de fonderie garantie "no overdubs" faite de reprises  à la sauce Cosmic Wheels , de morceaux pour la plupart instrumentaux et dont certains sont inachevés . On a aucun mal à imaginer les deux frères éclusant quelques bières , passant quelques uns de leurs vinyls préférés sur leur platine : Hendrix , Led Zep , MC5 , Cream , les Stooges , Blue Cheer et quelques autres et se disant : " Dis donc frangin qu'est -ce que tu dirais si on sortait le 4 pistes de l'armoire et qu'on descendait à la cave s'enregistrer  en train de tapper le boeuf ? " -  Et bien ça ressemblerait sans doute un peu à ces onze  morceaux  rassemblés ici précieusement mais bien sûr dûment répétés  avant  d'appuyer sur la touche "Record"  .Du concentré de Heavy Blues rock en boite , intense et totalement débridé . Un beau  témoignage non dénué d'intérêt et même carrément jouissif pour les amateurs de sensations musicales inédites . Le premier titre vous emmène en territoire heavy psychédélique avec cette intro triomphante mélant orgue et guitare aérienne avant que  la charge ne soit lancée avec un déchainement de la batterie et des percussions impressionnant . Ouf ça démarre fort ! Le deuxième titre est un joyau de riffs slidés et ultra fuzzés . Du heavy blues gonflé d'électricité supporté par une section basse / batterie ultra groovy - ça donne envie de bouger . Du blues et encore du blues survitaminé vous en trouverez sur ce troisième titre , petite intermède avant que ne déboule l'artillerie lourde et cette mélodie répétée à l'envie sur le quatrième titre comme un classique déjà entendu mainte fois mais dont on ne souvient pas du titre ...avec en bonus un superbe et long solo de batterie à l'ancienne . Paul Marrone a décidément plusieurs cordes à son arc le gaillard ! Les sonorités ultra fuzzés à la Blue Cheer sont à l'honneur sur le titre N°5 . Et quand la basse s'invite à la partie  ça donne une composition méga énergétique qui dépote sacrément  . Ecoutez - moi cette batterie survoltée . Hallucinant ! La compo N°6 reste dans la même veine des standards bluesy de la fin des années 60 . Clapton , Page sortez de ce corps on est en 2015 ! On a du mal à croire qu'il n'y ait  que deux personnes derrière ce déluge sonore . Après Page et Clapton c'est l'esprit d' Hendrix qui plane sur le titre 7 et notamment "Foxy Lady" . Nos deux amis ont le blues dans la peau et ce GROOVE qui suinte de partout . My god  ! On ne change pas de registre avec le titre suivant . Le travail des deux garçons est remarquable : les riffs heavy blues s'enchainent impertubablement avec un tempo de folie . L'éclate totale . Et si on soufflait un petit peu ? Pourquoi pas avec un bel acoustique bluesy tout aussi addictif .Les deux derniers titres de l'album sont chantés . Une atmosphère plus psychédélique ; un trip musical avec ses riffs aérés , son tempo lent et son chant halluciné à la Syd Barrett sont les principux ingrédients de "O'Clock Groove Street " sans oublier ces riffs syncopés à la Beatles qui ajoute leur petite touche supplémentaire . Titre  final de l'album "No One Knows Where They've Been " qui sonne mono et que n'aurait pas dénigré Hendrix sur l'un de ses albums . Un morceau avec ses multiples chorus heavy blues répétitifs alliés à un piano survolté et à une rythmique incandescente .
Quel bien bel hommage rendu à ces glorieuses années de la fin des années 60 que cet album dont la qualité des compositions  nous fait regréter qu'il n'ai pas eu une suite . Mais qui sait ?

Album à l'écoute sur leur page Bandcamp
A lire cette interview réalisée par le webzine "It's Psychedelic Baby " ICI

Line-up :


  • Paul Marrone : guitare , batterie , claviers , chant , percussions    
  • Vincent Marrone : chant , basse , harmonica








Cosmic Wheels ( enregistré en 2007 , réédition vinyle 2015)
1. Untitled 1
2. Untitled 2
3. Untitled 3
4. Untitled 4
5. Untitled 5
6. Untitled 6
7. Untitled 7
8. Untitled 8
9. Untitled 9
10. O'Clock Groove Street
11. No One Knows Where They've Been





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jeanmid


samedi 16 mai 2015

Arenna - Given to Emptiness


Un album à rendre les gens insomniaques tant j'ai pu l'écouter ces derniers jours. Mais quel plaisir musical , quelle expérience audiophile à découvrir et à redécouvrir ces sept morceaux en boucle .Les basques d'Arenna ont pris leur temps depuis leur dernier album publié en 2011 et c'est clairement pour la bonne cause . Sept joyaux sonores dotés d'une production hyper soignée  aux mélodies psych stoner mélants finesse et intensité , aux chants suaves et chaleureux . Le quintet a placé avec ce "Given to Emptiness " la barre très haut  et c'est tant mieux pour nous !
Belle entrée en matière avec "Butes " :  ses mélodies ensorceleuses , ses riffs qui prennent aux tripes et son chant langoureux tout en intensité dramatique .Le titre qui peut tourner en boucle indéfiniment sans que l'on s'en lasse . Le ton est donné . "Visions of Rex " qui suit est une composition épique avec une montée rythmique progressive , des  mélodies aériennes et vaporeuses qui vous enveloppent instantanément et qui vous fait découvrir tout le talent vocal de Txus Dr. Sax  .Chapeau ! Hommage aux héros indiens disparus avec "Drums for Sitting Bull " qui allie un choeur folklorique incantatoire  auquel répondent  des chorus fuzzés , graves et mélancoliques accompagnés par un tempo lourd et percutant . Emouvant ."Chroma" est un superbe instrumental ; une invite au  voyage fait de douceur , de légéreté et de volupté .Les mélodies se marient avec virtuosité et harmonie qu'elles semblent planer au-dessus de nos têtes comme par enchantement .On se laisse porter bien volontiers par cet appel à la contemplation  .Cette impression d'évanesence enveloppe également l'atmosphère de " Move Through Figurehead Lights " . Mélopées hypnotiques ,  tempos lancinants comme ce chant haut en couleur sont  les quelques ingrédients qui contribuent à la richesse de ce morceau .Magnifique ! Le quintet n'a pas oublié  d'utiliser les pédales de fuzz et autre distortion . La preuve sur "The Pursuer " qui me rappelle l'atmosphère des premiers Alice in Chains entre puissance des vocaux et refrains mélodieux .Les deux guitaristes  nous distillent une belle brochette de riffs en stéréo qui donnent une autre dimension aux choeurs flamboyants égayants la deuxième partie du titre . Pour clore ce chapitre nous avons le droit à un très bel acoustique qui marque la fin d'un superbe accomplissement  mais aussi  un lien  vers de prochaines aventures musicales que l'on attend déjà avec impatience .
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Album à écouter ICI



Given to Emptiness (2015)
1. Butes
2. Visions of Rex
3. Drums for Sitting Bull
4. Chroma
5. Move Through Figurehead Lights
6. The Pursuer
7. Low Tide











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jeanmid





dimanche 10 mai 2015

Långfinger

Découvert par hasard grâce à  leur dernier single que m'a gentiment envoyé leur manager Daniel Hansson "Mangas Coloradas." : le groupe Långfinger.  Encore un excellent groupe suédois ! Vous me direz un de plus . Oui mais la particularité du trio est de jouer sa propre partition , s'éloignant ainsi des nombreux clones de Graveyard .Le groupe scandinave est né à la fin des années 2000 à Göteborg autour de trois larrons : Victor Crusner, Kalle Lilja and Jesper Pihl . Le trio  a déjà réalisé plusieurs albums depuis 2010 et prépare activement un nouvel LP dont le single " Mangas Coloradas " est un avant goût . Les influences qui unissent le trio sont celles des seventies : Mountain , Grand Funk Railroad , The Who ou Captain Beyond . Mais ce qui frappe à l'écoute des compos  Heavy Rock c'est l'intensité et l'énergie qui bouillonne au sein du combo qui se traduit par des titres concis - rarement plus de 4'30" minutes - des riffs qui sonnent immédiatement et des vocaux chorales parfaitement maitrisés . Je vous propose une petite playlist tout à fait personelle qui , je l'espère , vous donnera envie d'aller découvrir en détail Långfinger .
Commençons par " Herbs in My Garden" extrait de leur premier album "Skygrounds " paru en 2010 .Une petite tuerie constitué autour d'un riff rentre-dedans  , d'un tempo saccadé , d'un refrain que l'on a envie de reprendre en coeur et d'un chorus aux petits oignons . Effet décoiffant garanti ! "Skygrounds " est tout aussi addictif : notamment  une paire de riffs récurrants à partir de 2"00  qui prennent aux tripes accompagnés par un solo brillant  et  par une rythmique percutante . "Them Tales " de l'album "Slow Riders " nous montre avec ce superbe instrumental une facette plus psychédélique du groupe avec cette mélodie lancinante et plein de gaieté . Réjouissant ! "Sink My Stone " : du bon Heavy Rock détonnant et rafraichissant avec de superbes refrains à la clef . Des riffs carrés et efficaces . "Deep in the Depths " me fait instantanément penser aux meilleurs titres de Wolfmother : puissants  et mélodieux . Un titre totalement captivant qui alterne subtilement entre une rythmique virevoltante combinée à des riffs percutants et des passages plus lents aux mélodies aériennes .Somptueux ! "No Surrender "  extrait de l'EP "Stare Me Blind " toutes guitares distordues devant . Ce titre me rappelle les canadiens  de Triumph ou de Rush période 70s qui arrivaient à développer  de si belles mélodies variées et émouvantes  tout en conservant une énergie parfaitement intacte ." One Track Mind " très bel acoustique : les guitares sont flamboyantes et les choeurs émouvants et démontre toute la palette dont est capable le trio suédois .Enfin je terminerai cette playlist par le 7" Mangas Coloradas " sorti il y a quelques semaines dont les deux  faces sont une preuve supplémentaire de la versatilité et de l'inspiration du trio suédois . Difficile de ne pas remuer la tête en cadence sur "Mangas Coloradas " en tentant de suivre  cette rythmique  de folie . "A Subtle Live " enregistré live nous montre ce dont est capable le trio sur scéne : rythmique vrombissante , riffs compacts et irrésistibles , un chant qui ne s'en  laisse pas compter .Une belle débauche d'énergie et d'adrénaline qui doit valoir le déplacement !  
Page Facebook du groupe .
Discographie en écoute ICI





Line-up :


  • Victor Crusner : chant ,basse    
  • Kalle Lilja : guitare , choeurs
  • Jesper Pihl : batterie , choeurs




Discographie:





Mangas Coloradas 7" (2015)
1. Mangas Coloradas
2. Subtle Live

















Slow Rivers (2012)
1.Them Tales
2. New Blood
3. Caligulous Times
4. Sink My Stone
5. Sunny Side
6. Clap Your Hands for the Troubadour
7. Wail !
8. Tremolo
9. Deep in the Dephs







 


Stare Me Blind EP (2011)
1. No Surrender
2. Slow Rivers
3. One Track Mind
4. Stare Me Blind















Skygrounds (2010)
1. Herbs in My Garden
2. Skygrounds
3. Restart the Groove
4. Eclectic Boggieland
5. Ultra
6. Fantasy Ridge
7. Slightly to the West
8. Iller
9. A Subtle Live ( At It Is)
10. Ragnar








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jeanmid

samedi 9 mai 2015

Split EP : Fatso Jetson et Farflung




Qui peut avoir eu l'idée d'inviter deux groupes aussi différents que Fatso Jetson et Farflung à partager un même disque ? Eh bien le label italien toujours si actif  HeavyPsych Sounds ! Le mariage du desert rock aride d'un côté avec le  space krautrock de l'autre parait en effet contre nature au premier abord ...pourtant la magie opère car le contraste est bien là et mais les compositions des deux groupes s'équilibrent plutôt  bien . Au passage chapeau car la pochette est superbe !  Pas de surprise les pionniers du genre Stoner /Desert Rock sont au rendez vous avec deux brulôts droits sortis du désert californien . Mario Lalli nous balance ces riffs chauds et groovy secondé par une section rythmique énergique . Deux titres de plus de 6 minutes . "Taking Off Her Head " et "Flesh Trap Blues " qui l'un comme l'autre vous donneront , j'en suis sûr , la pêche et le mal au cou en prime ..
Autres pionniers mais, eux  du revival space / kraut rock , les californiens de Farflung actifs depuis 1994 et sans nouveaux enregistrements studio depuis leur split EP avec Black Rainbows en 2013 .
Deux longs morceaux aériens et hallucinés  : "Jettison in the Rushes ..Phase One " et "Igneous Spire " .Le premier,  magnifique instrumental de près de 13 minutes vous embarque pour un voyage épique - presque extraterrestre - avec ce riff répétitif totalement envoutant et ce tempo pesant magnifié par une basse omniprésente .Tout le savoir faire du combo est concentré dans ces quelques notes hypnotiques et un final de toute beauté où se mêlent de somptueux chorus fuzzés  . Un bon moment zen et relaxant garanti ! "Igneous Spire " combinelui  une rythmique plus survoltée mélant  chants éthérés , effets psychédéliques tout azimut  , riffs distordus avec en fil rouge une basse puissante et groovy .
L'album est sorti le 8 mai dernier  : il est donc grand temps de vous le procurer !

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jeanmid





dimanche 19 avril 2015

Frozen Planet ..1969 - Lost Traveller Chronicles Volume Two



Frozen Planet ...1969  revient pour une nouvelle chronique space psychédélique avec ce "Lost Traveller Chronicles Vol.Two " qui sera disponible en format digital à partir du 6 mai . Toujours à la barre du combo expérimental australien  les frères Attard et leur fidèle accolyte pour de nouvelles aventures soniques , Lachlan Paine à la 4 cordes ( également membre de Looking Glass ) . Comme le premier volet le trio nous embarque pour un véritable voyage héroique  à travers les sonorités stoner psychédéliques . Huit titres composés  d'improvisations et de jams instrumentaux complétement débridés . Huit morceaux  où les pédales d'effets delay , wah wah , reverb , phaser , fuzz et autres  sont mises à rude contribution . Attention décollage ! C'est parti  : " The Long Journey Home " nous transporte à la vitesse de la lumière à travers  des contrées inconnues à la manière d'un "Space Oddity" . Un tempo lent et enjoleur supporté par une basse en suspension qui laisse libre cours aux divagations mélodiques de Paul puis le déchainement progressif de la rythmique entraine avec lui des chorus et des soli totalement échevelés qui s'immiscent de manière imparable dans votre crâne . Le temps de faire une pause salvatrice avec " Silver Lined Cloud Lounge " et ses chorus colorés allant de pair avec sa rythmique syncopée et on reprend notre progression vers l'espace infini . Le temps est maintenant à la contemplation et aux riffs éthérés , aux  effets hypnotiques . Ce " Drifting Gently Backwards in Slow Motion While Staring Out Over a Suspended Streaming Mass of Colour " est comme une aplogie de la lenteur avec un tempo lourd et pesant et des chorus lumineux . On reste dans la même veine avec " No Sight Quite Like Omega Centauri " : pesanteurs du rythme  et chorus torturés  pendant moins de deux  minutes puis la folie et la vitesse reprend avec " Distant Star Island " . Cap sur cette magnifique étoile qui nous attire comme un aimant .. Du fuzz à haute dose encadré  par une basse hyperactive qui gronde et  file à vitesse grand V . Paul s'en donne à coeur joie  en nous balançant  l'artillerie lourde de riffs cosmiques et subsoniques pendant que Frank martèle ses fûts tel un métronome gonflé aux stéroïdes . " Corvus to Centaurus " où la  répétition à  l'infini d'un leitmotiv mélodique ultrafuzzé soutenu par quelques descentes de batterie dantesques . Hypnotique ! Tiens il y a commeun  air de Pink Floyd période Echoes survitaminé sur ce "Aerial Burial "  et ces succesions de riffs slidés , gorgés de wah wah et de space echo analalogiques . Le retour à la base est programmée;  il est temps d'appeler la tour de contrôle N°7 . " Contact With Control Tower 7 " est un lent dérapage sonique incontrôlé constitué de riffs atmosphériques hallucinés avec encore une fois une section rythmique qui fait des merveilles . Merci pour le voyage les gars ! ... et mince il faut maintenant redescendre sur terre !
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Lost Traveller Chronicles Volume Two (2015)
1. The Long Journey Home (Through Glitter , Dust And Debris )
2. Silver Lined Cloud Lounge
3. Drifting Gently Backwards in Slow Motion While Staring Out Over Suspended Streaming Mass of Colour
4. No Sight Quite Like Omega Centauri
5. Distant Star Island
6. Corvus to Centauris
7. Aerial Burial
8. Contact With Control Tower 7







A+,

jeanmid

Stonebirds - Into the Fog....And the Filthy Air



Le groupe breton a bien évolué depuis leur première galette autoproduite  "Slow Fly  " chroniquée   ici  en  2011 : changement de line-up avec la réduction des effectifs de cinq  à trois  membres  et une évolution musicale du Stoner rock originel  vers un style plus puissant et plus corrosif  à la Kylesa sans pour autant oublier les mélodies heavy psychédéliques à  la Elder . Le groupe a également rejoint l'écurie teutonne  Pink Tank comme leurs compatriotes Libido Fuzz . Décidément les frenchies ont la côte ! Ce nouvel album  qui sortira le 14 juillet prochain - et non ce n'est pas une plaisanterie - surprend également par une production sans faille digne des meilleurs réalisations américaines. Cinq titres mais près de 35 minutes  de musique où se mélange force tellurique et mélodies venimeuses. 
"After the Sin" ouvre le bal et instantanément la force et la massivité  des riffs vous imprègnent. La section rythmique est monstrueuse et décuple la puissance sonore  de cette magnifique compo. La beauté des mélodies est intacte et entrainante. On savoure cette entrée en matière. "Angst Lover" c'est d'abord une ligne de basse ENOOORME puis une mélodie sacrément envoûtante qui vous accompagne tout au long du morceau comme ce chant aérien chorale. La deuxième partie Fañch s'en donne à cœur joie avec ses chorus  de guitare en parfaite harmonie avec ses envolées vocales  tout en réverbération. Côté percussions Antoine a du massacrer quelques peaux sur certains  passages  comme sur "Burned Flesh" où ses frappes détonantes sont omniprésentes. Encore une fois Fanch nous a dégoté ici quelques mélodies hypnotiques incroyables secondé de main de maitre par Sylvain dont les chœurs et la basse donne une ampleur incroyable au morceau. On en redemande ! Le tempo s'assagit et les mélodies se font plus langoureuses au début de "Into the Fog "  avant qu'un déluge de riffs fougueux s'abattent soudainement  entrainant avec eux  une batterie totalement déchainée. Des sonorités venues d’ailleurs surgissent alors qui rendent ce titre totalement épique comme un hymne que l’on reprend lors d’un concert ….Une mélodie lente et mélancolique ouvre le dernier titre de cet album « Perpetual Wasteland » complétée par un chant qui caresse les tympans tout en douceur avant que les riffs et le tempo ne se fassent plus lourds et plus puissants comme une lente montée crescendo vers une inéluctable apothéose sonique . Magistral !

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Premier extrait de l'album :  ICI






Into the Fog....And the Filthy Air (2015)
1. After the Sin
2. Angst Lover
3. Burned Flesh
4. Into the Fog
5. Perpetual Wasteland











A+,

jeanmid





vendredi 10 avril 2015

Libido Fuzz - Kaleido Lumo Age



Après une excellente mise en bouche en 2013 sous la forme d'un premier EP , la signature sur le label allemand  Pink Tank Records et de nombreuses scènes européennes écumées  Libido Fuzz revient en 2015 avec un LP initulé "Kaleido Lumo Age" . On retrouve avec plaisir sur cet album ce mélange détonnant de Heavy Rock et de Blues électrique qui donne toute leur saveur aux sept compositions que contient cet album . Enregistré  l'été dernier au Portugal  celui-ci devrait sortir en  juin en version vinylique . Avec toujours la même fougue , une énergie à revendre et sa Telecaster en bandouillère Pierre Alexis distille ses riffs aux sonorités délicieusement fuzzées qui fleurent bon les années 70 . Notre ami bordelais est toujours entouré de ces deux fidèles acolytes Nick Blazy à la basse et Thibault Guezennec à la batterie .L'objectif  du trio clairement affiché n'est pas  de vouloir  révolutionner le genre ,  mais de distiller  du bon son sans fioriture et sans effets spéciaux démonstratifs  , des  riffs bruts de fonderie comme cette production analogique qui reflète parfaitement les partitions joués live en studio des trois musicos .
Parmi les titres proposés voici mes quatre coup de coeur : "Raw Animal " et son riff  lancinant qui donne envie de bouger la tête en cadence . Un titre concis et percutant comme on les aime !  "The Postman" avec cette belle intro à la batterie suivi par les gros riffs de guitare de Pierre Alexis qui installe une belle rythmique heavy boogie aux sonorités vintage encadré par ces vocaux typiques de Libido Fuzz tout en réverbérartion .  Le tempo se fait plus lourd sur "Enter the Occult " , la basse omniprésente et les chorus prennent une tonalité  plus grave - le groupe n'a pas oublié ses influences sabbathiennes ...La cerise sur le cadeau -euh gâteau est l'envolée spacy psychédélique de la deuxième moitié du morceau auquel vient s'ajouter  un beau petit solo bluesy comme il faut ! Le clou de cet album est pour moi le dernier titre " Haight Ashbury " ; plus de 8 minutes totalement épiques et aériennes . J'adore tout particulièrement ce superbe riff vaporeux qui rappelle le grand Jimi !  Un titre où l'on prend son temps ( et son pied ! ) . On se verrai bien au volant  d'une vieille Cadillac , les cheveux au vent en plein milieu du désert  , la route s'étendant  vers un  horizon de bitume  infini . Magique !
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Kaleido Lumo Age (2015)
1. Oblique Strategies
2. Raw Animal
3. Redemption of the Bison
4. The Postman
5. Sweet Hours
6. Enter the Occult
7. Haight Ashbury









A+,

jeanmid























dimanche 5 avril 2015

Elder - Lore


Elder est décidément un groupe a part . Nous avions tous étés scotchés à l'écoute de "Dead Roots Stirring " ce merveilleux LP  sorti en 2011 qui marqua un véritable tournant pour le groupe américain . Eh bien attendez -vous à une nouvelle claque du même ordre avec "Lore" ! Le trio de Boston se détache manifestement de plus en plus au fil des années  du pur stoner rock des débuts pour créer une palette de sonorités qui lui est  propre . Ce nouvel album est tout d'abord superbement produit : la rythmique comme  les différentes couches de guitares sont parfaitement mises en relief  donnant aux compositions une densité et une puissance mélodique démentielle.   Mais le meilleur est à l'intérieur :  les cinq titres  sont d'une richesse inouie : changement de rythmes multiples ,  des riffs et des chorus originaux de toute beauté  ; une vraie féerie sonore . Peu importe  les qualificatifs pour définir leur musique :heavy rock , psychédélique , prog , la magie opère !
"Compendium " ouvre le bal magistralement pour plus de 10 minutes de puissance et de  mélodie  ; des riffs incroyables se succèdent  comme par enchantement avec en contrepoint les frappes  tout en force de la batterie .  Un régal ! "Deadweight" débute en douceur  avec une basse qui donne la réplique aux riffs cristallins de guitare . La cavalerie sonique débarque alors  pour distiller ces chorus détonnants mais toujours harmonieux et symphoniques .
Les nappes vaporeuses de la mélodie de "Legend" caresse doucement vos tympans avant que les riffs saturés jaillissent soudain  pour mieux laisser quelques minutes plus tard  la place à une subtile descente mélodique envoutante ; alternant entre phases  saturées et rythmées et phases plus lentes la deuxième partie du morceau n'est qu'un long déferlement de chorus plus beaux et insensés les uns que
les autres . Un véritable ravissement ! Mais le moment le plus fort de cet album est incontestablement " Lore" , titre épique de près de 16 minutes . Cette composition essentiellement instrumentale regorge de riffs inspirés et délicats totalement hypnotiques . Ecoutez donc par exemple ceux que nous  a concoctés à  mi – morceau Nick  DiSalvo : impossible d’être lassé  par cette majesté et ce talent conjugués  ! Je n’oublie pas de mentionner Jack Donovan et Matt Couto qui font un travail remarquable tout en finesse et puissance combinées tout au long de ce titre ébouriffant . « Spirit At Aphelion » clôt ce chapitre et résume bien à lui seul les qualités du groupe que ce soit lors des parties acoustiques du début , les riffs rythmiques – écoutez bien ceux qui sont balancés  à  6’18’´ vous m’en direz des nouvelles – ou les chorus riches et sophistiqués encadrés par une section rythmique  ultra dynamique . Un album qui se hisse évidemment sur le podium des meilleurs LP produits cette année .
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Lore (2015)
1. Conpendi
2. Legend
3. Lore
4. Deadweight
5. Spirit at Aphelion














A+,

jeanmid









vendredi 27 mars 2015

Cigale


Non ce groupe au nom bien francais n'est pas originaire du midi mais bien de Hollande .En fait ce projet s'est bati autour des deux anciens musiciens du groupe de stoner rock  Sungrazer ( Rutger et Hans )  défunt accompagnés pour cette nouvelle aventure musicale par Romy Endeman aux vocaux et Roel Imfeld à la basse . Le quatuor sort dans quelques jours son premier abum auto produit pour lequel il s'est mis au vert pendant quelques semaines dans une cabane au milieu des bois . Autant vous le dire tout de suite si vous êtes  à la recherche de riffs lourds et ultra puissants cet album n'est pas pour vous . Au contraire c'est plus de 36 minutes  de douceur , de volupté  et de mélodies aeriennes   que nous offre les bataves dans ce premier album ;  du heavy rock mélodique avec un feeling gros comme ça qui vient du coeur   , un véritable voyage vers  de nouveaux horizons musicaux , comme une exploration interieure en recherche d'une sérénité trop longtemps évanouie  . Les chorus de Rutger sont de toute beauté  et ici complétés par la voix suave et  authentique de Romy . Ecoutez le magnifique "Grey Owl " qui ouvre cet album ; ce tempo lent et langoureux , ces mélodies vaporeuses qui planent au - dessus de votre tête et ce chant plein de grâce  . Comment ne pas étre envouté ?  La voix chaude et colorée de Romy fait encore des miracles sur "Steeplechase"  accompagnée  par une rythmique tout en retenue et par les riffs de guitare atmosphériques de Rutger . Un pur bonheur ! Un de mes titres préférés de cet LP est sans doute " Feel the Heat"  avec  ses chorus à la slide totalement hypnotiques et  des refrains que l'on a envie de reprendre en choeur . Fermez les yeux et laissez vous imprégner par ces sublimes mélodies ...effet relaxant garanti !  Autre très beau titre : " Harvest Begun"  avec  ses mélodies tout en vibration  et son chant en suspension . "Pieces " clôt ce premier chapitre de Cigale tout en harmonie ; aahh ces riffs légers et  éthérés de toute beauté qui semblent s'envoler dans les airs . Du grand art !  Deux  autres titres de rock folk symphoniques , que je vous laisserait le soin de découvrir complètent ce magnifique opus  que je vous recommande chaudement . Le groupe a mis à profit cet séance d'enregistrement pour écrire la suite que l'on attend avec impatience ...comme leur prochaine venue sur les scènes françaises !
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Line - up :


  • Rutger : guitare , choeurs   
  • Romy : chant
  • Hans : batterie , percussions
  • Roel : basse








Cigale (2015)
1. Grey Owl
2. Steeplechase
3. Feel the Heat
4. Random Day
5. Harvest Begun
6. Eyes Wide Shut
7. Pieces















A+,

jeanmid


samedi 21 mars 2015

Concert The Scrap Dealers / La Hell Gang / Dead Meadow Paris 20 mars 2015




Belle affiche internationale ce vendredi soit à La Maroquinerie : des belges , des chiliens et des américains . Mais avouons le on est là pour Dead Meadow  , les précurseurs du psych stoner à la sauce US . Début des hostolités vers 19H45 avec le combo belge The Scrap Dealers  : 5 jeunes musiciens sur scène , 3 guitares , 1 basse et 1 batteur . Un show plus qu'honnête d'une 1/2 heure tapante mais avec un son très moyen qui n'a sans doute pas contribué à mettre en valeur les compos du groupe . Mélange de Heavy psych , rock garage  avec un ou deux titres qui sortent du lot .
The Scrap Dealers
Des musiciens pas avares  côté présence physique mais malheureusement rien d'euphorique . La foule parsemée ne s'y est pas trompée.  Un groupe qui a encore besoin de maturité ...Quelques minutes et.. quelques bières plus tard c'est le tour des chiliens de La Hell Gang d'entrer en scène . Le trio qui fait partie de la mouvance néo psyché chilienne avec des groupes comme The Holydrug Couple nous délivre un bon set de rock psychédélique agrémenté de beaux riffs bien fuzzés et d'une section rythmique parfaitement à la hauteur . Le groupe nous fait découvrir certains titres  du dernier LP "Thru Me Again",  ici en version plus énergique ; on sent même  la tension et l'intérêt monter progressivement dans le public lorsque  le groupe entame un long titre aux allures de jam vers la fin du set .
La Hell Gang
Cabala , le guitariste chanteur manie parfaitement la wah wah et sa Strat mais n'est pas très communicatif avec le public ; c'est le moins que l'on puisse dire . Bref  ça manque un peu de chaleur mes amis sud américains !
Dead Meadow
Bon passons aux choses sérieuses :  Dead Meadow . La salle s'est remplie quasi instantanément . Les trois ricains sont en forme et ça se voit : un bassiste qui saute partout en battant la mesure , un batteur qui excèle aussi bien dans les rythmiques effrénées que dans les tempo lourds et bien sûr M. Jason Simon qui balance ses chorus venus d'ailleurs à grand renfort de wah wah et de delay . Du grand art !
L'alchimie avec la musique comme l'ambience dans le public est à son comble ; je vois même quelques pogoteursqui qui se dégourdissent les jambes  dans la fosse ! Un set professionnel qui reprend l'essentiel de la discographie du groupe entre compositions stoner fuzzées et rock psychédélique endiablé ; le power trio  revient pour deux rappels et l'émotion est palpable dans la salle survoltée  notamment lors du magnifique " Greensky Greenlake " .
Un pur régal !








A+,

jeanmid